Tanlajás, lugar de lajas
Es la primera cosa que vi cuando llegue hace dos años en este rincón de la Huasteca, sentado al lado del padre Miguel en el vencedor. No sabía nada de lo que iba a encontrar. Descubrí la comida, el chile, los tamales, el zacahuil, los paisajes, los rostros. Descubrí también las lajas, estas piedras grandes y fuertes como en Ojox, en el camino para Tres Cruces, en Malilijá.
Tanlajás, lugar de lajas
Tanlajás: es un nombre mestizo, mezclado. Hay el Tam, el lugar, que nos viene del Tenek y las lajas que vienen del castellano. Tanlajás tiene estas dos raíces que no se pueden olvidar.
Descubrí con mucho alegría México, las numerosas fiestas, la comida, la acogida generosa; descubrí también hace poco su equipo de fútbol…
En estos dos años pude descubrir un poco de la cultura tenek. Para mí fue un real honor de poder ser recibido con tanto cariño por una cultura milenaria. Me encanta escuchar el sonido del tenek, las danzas y tradiciones.
Tanlajás, lugar de lajas, lugar de construcción y edificación
Para nosotros cristianos, la laja verdadera, sobre la cual podemos batir nuestra casa y vida tiene un nombre: es Jesucristo. Es él la piedra rechazada por los constructores que se volvió a ser la piedra angular. Es él la Roca, la laja, los cimientos.
Ahora a nosotros nos toca edificar nuestra casa, elevar las paredes, poner el techo. Nuestra casa la construimos con nuestras elecciones, nuestras decisiones, nuestros hechos. ¡Invitamos al Espíritu Santo como arquitecto de nuestra casa y vida!
Tanlajás, lugar de lajas, lugar de construcción y edificación
No se si hice muchas cosas en estos dos años pero creo que pude, humildemente, sencillamente, ayudar al algunos jóvenes a edificar su casa sobre la Roca.
Es un poco frustrante porque no veré la casa acabada. Pero grande es la alegría de haber podido ayudar y haber sido testigo del crecimiento de los jóvenes que encontré.
Tanlajás, lugar de lajas, lugar de construcción y edificación
Creo que estos dos años me sirvieron también para construir mi casa; los encuentros, los rostros, las miradas me edificaron. Cada uno de ustedes fue piedra de construcción.
Ya vino el tiempo de irme. Dejo aquí una parte de mí; me llevo en mi corazón una parte de Tanlajás.
Muchas gracias a todos y cada uno de ustedes.
Saben mi amistad
Nap jayki ne’ets tu ukchi
Francisco
Affichage des articles dont le libellé est Tanlajás. Afficher tous les articles
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jeudi 15 juillet 2010
mercredi 7 juillet 2010
Cette année, comme c'est la coutume tous les cinq ans, a lieu le recencement. Dans tous le Méxique des agents de l'INEGI ont sillonné montagnes et désert, méandres de México et les rues de Tanlajás pour prendre une photo instantannée de la population mexicaine.
Cela me donne l'occasion de vous livrer les statistiques de Tanlajás issu du précédent recencement de 2005. cela ne fait jamais que deux ans que j'ai le tableau pret sur mon ordi..mais c'est juste qu'il faut le temps.
Par manque de temps, je n'ai pas le temps de commenter les chiffres mais il y aurait tant á dire. Comme vous le voyez ( en petit !), nous sommes donc le 5ieme municipio le plus pauvre de l'état de San Luis et le 400ieme plus pauvre au niveau national sur 2500 municipio. (le plus petit municipio fait 4 km2, le plus grand 51 000 Km2).
Me voici donc, au moment où je m'aprete a rentrer en France, recencé au Mexique.
lundi 7 juin 2010
Ca fait chaud au coeur...en fait partout !
2010 est visiblement année des extremes... l'hiver dernier a été absolument glacial, nous sommes descendus a 3° plusieurs jours et plafonné a 10° pendant des semaines. Certes ce n'est pas tres impressionnant par rapport aux temperatures de l'hiver en France...la seule différence c'est qu'ici il n'y a ni isolation, ni chauffage, ni eau chaude et du coup c'est un peu plus drôle.
La semaine sainte a été presque supportable, rien d'extraordinaire, mais mai est arrivé et surtout juin ! Voici quelques semaines que nous ne baissons pas en dessous des 30°, même la nuit. hier, je me suis amusé à mettre le thermomètre au soleil. il indiquait 36° à l'ombre...au soleil, ca donne ca:

Plus de 55°C donc !Et encore, c'est parce que l'aiguille ne peut pas monter plus haut !
Il fait donc chaud et meme tres chaud ces jours-ci... ce qui est une tres bonne chose pour les ventes d'eau !
La semaine sainte a été presque supportable, rien d'extraordinaire, mais mai est arrivé et surtout juin ! Voici quelques semaines que nous ne baissons pas en dessous des 30°, même la nuit. hier, je me suis amusé à mettre le thermomètre au soleil. il indiquait 36° à l'ombre...au soleil, ca donne ca:
Plus de 55°C donc !Et encore, c'est parce que l'aiguille ne peut pas monter plus haut !
Il fait donc chaud et meme tres chaud ces jours-ci... ce qui est une tres bonne chose pour les ventes d'eau !
Graduaciones 2010, c'est parti !
Cette semaine ont eu lieu les premieres cérémonies de graduación, de remise des diplomes dirrions-nous en francais. Et c'est le CEBAC de San Nicolás qui ouvre le bal.
CEBAC, ca veut dire Centro de Bachillerato Comunitario, il s'agit donc d'un lycée mais situé dans une communauté (et non pas à Tanlajás). Les cours ont lieu l'apres midi, de 14h a 19h; horaire idéal quand les temperatures atteignent les 40° dans les salles de cours. Les enseignants sont généralement prof dans d'autres écolesm colleges ou lycee et viennent dans l'apres midi donner cours au CEBAC.
Un salaire de prof est normalement entre 2,000 et 4,000 pesos pour quinze jours (de 125 à 250 euros); ceux de San Nicolás gagnent 700 pesos a la quinzaine (45 euros). Autant dire que ca tient plus du benevolat... le CEBAC ne recoit aucun soutient financier du municipio, ni même de l'état. il y a trois salles de classe construite par les élèves et les parents; une seule classe possède l'éléctricité. Faut-il préciser que le niveau scolaire n'est pas le plus élevé de tout l'état mais le bac obtenu permet a quleques uns d'acceder a des études supérieures.
Il existe trois CEBAC dans le municipio. La promotion que l'on célèbre ce soir est la premiere du CEBAC, ouvert il y a trois ans. C'est donc jour de fête: danse, choregraphie, musique, poésie, théâtre et remise de diplome. A noter, la super entrée chorégraphiée des élèves sur la musique de Titanic... La fête s'est prolongée toute la nuit avec un bal animé par "les fabuleux", mais comme je faisais taxi, je suis parti rapidement...enfin autant que faire ce peux quand on a une jolie voiture comme la notre qui en ce moment refuse de monter les côtes...
mercredi 19 mai 2010
Les cascades de Tamul
Voilà plus de quatre mois que nous passons notre temps à déprogrammer notre jour de repos. On en demande pas lune, juste UN jour de repos pour aller nous promener. hier, lundi, nous avons ENFIN pu aller découvrir les cascades de Tamul.
une vraie journée d'excursion dépaysante... et vraimetn ca fait du bien !
Pour voir quelques photos, c'est ici.
lundi 8 mars 2010
Palme d'or 2010
Pour le jour de l'amour et de l'amitié, Memo, un des jeunes de l'équipe paroissiale de lq pastorale des jeunes, nous a offert, aux trois religieuses et à moi, une figurine qu'il a lui même confectionnée.
A l'interroger Memo, comme de nombreux jeunes ici, déclare volontier ne savoir quasiment rien faire... mais à peine vous lui donner un palme séchée et il vous fait toute sorte de figurine. Voici donc quelques photos de ses productions, made in Tanlajás.





Afin de valoriser le savoir faire artisanal de Tanlajás, nous organiseront une exposition de produit de Tanlajás durant la semaine sainte: palme tressée, marmite d'argile, tapis, ceinture...
A l'interroger Memo, comme de nombreux jeunes ici, déclare volontier ne savoir quasiment rien faire... mais à peine vous lui donner un palme séchée et il vous fait toute sorte de figurine. Voici donc quelques photos de ses productions, made in Tanlajás.
Afin de valoriser le savoir faire artisanal de Tanlajás, nous organiseront une exposition de produit de Tanlajás durant la semaine sainte: palme tressée, marmite d'argile, tapis, ceinture...
dimanche 21 février 2010
Saint Valentin
C'était dimanche dernier la Saint Valentin. En France a été célébré le jour des amoureux; au Mexique c'est le jour de l'amour et de l'amitié. Dans les entreprises, les écoles, les groupes de jeunes, etc. on organise des petites fêtes avec échanges de cadeaux pour ses amis. Du coup des coeurs fleurissent partout...
Cette année, nous aovns été animer toute une journée à Xilatsen (une des communautés de la paroisse) avec les jeunes. un cinquantaine de jeunes avec lesquels nous avons parler amour et amitié donc. un super moment.
Mias à Tanlajás THE événment du jour, c'était la sélection pour l'academie de chant " voix du bicentenaire". Le Mexique célèbre cette année le bicentenaire de son indépendance et le centenaire de sa Révolution. une trentaine de jeunes se sont prêtés à l'exercice: 20 ont été sélectionnés. Ils vont désormais suivre des cours de chants journaliers jusqu'au dimanche 7 mars, date du premier concert éliminatoire. un vraie star ac' Tanaljense. La classe, non ?
La Saint Valentin me permet d'avoir une petite pensée pour mon diocèse Bourges puisque chacun sait que Saint Valentin est un petit village de l'Indre.
Terra incognita
C'est la faute à mes cheveux. Sans que je puisse y faire grand chose, ils poussent, et ce, approximativement depuis les derniers mois passés dans le ventre de ma mère. De jour en jour, ils s'allongent, inexorablement. Et voilà qu'un beau jour comme mardi dernier, s'en était trop: alea jacta est, je file chez le coiffeur. $ 25 la coupe chez Don Clemente. Je contourne sa cantina et entre par le jardin: personne. Je retourne à la maison, un poil insatisfait. Je ne me laisse cependant pas décourager, je réédite mon déplacement. Toujours personne. j'abandonne pour ce jour. J'ai réessayé en vain une bonne partie de la semaine.
Alors vendredi, en fin de matinée, je me suis résolu à faire une infidélité à mon coiffeur et à en chercher un autre. On m'indique le nom d'une jeune fille (que j'ai déjà oublié). Je cherche un peu, fini par trouver; une boutique de cadeau et semi papeterie devant l'école primaire. Elle officie en qualité de capilicultrice (comme le dirait Desproges) au fond de son jardin. Là, dehors, au pied d'un immense Tiyow (j'y peux rien, c'est comme ca qu'il s'appelle). Discussion de coiffeur, classique.
Tandisque la madame procède à la taille capillaire, je remarque un petit chemin qui sent la noisette... ah oui, c'es vrai, y'a pas de noisette ici. Bref, un petit chemin que je ne commais pas.
Je verse mon obole pour le travail accompli, salutations d'usage et je m'échappe de son jardin pour emprunter ledit chemin . surprise: après un virage à gauche ce dernier continue, s'élargit même, et se divise. Voila que, sans y être préparé, je découvre un quartier de Tanlajás dont j'ignorais quasiment l'existence.
Le quatier s'étend de la route prinicale jusqu'à la rivière. J'ai un isntant regretté de ne pas arriver en barque pour pouvoir m'exclamer: "Terres!" à l'instar du timonier de la caravelle de Colomb. Je ne peux même pas prétendre bâptiser le quatier car il porte déjà un nom : sol azteca.
Dix-huit mois que je suis à Tanlajás et je découvre encore des rues, vue la taille de Tanlajás c'est assez incroyable. J'ai lu il y a peu le dossier de La Croix sur les aventuriers du XXIe. Et cette question: que reste t-il à découvrir que n'ont déjà découvert un Colomb, un marco Polo...? aujourd'hui la quasi totalité du globe est connu. Ne demeurent que quelques ilôts de mystère.
Comme bien des fois, l'inconnu, le merveilleux que l'on imagine lointain et exotique, est à notre porte. j'ai donc pu découvrir, inventer aurions nous dit il y a quelques siècles, un de ces ilôts de mystère.
Et dire que tout ca, c'est la faute à mes cheveux.
Alors vendredi, en fin de matinée, je me suis résolu à faire une infidélité à mon coiffeur et à en chercher un autre. On m'indique le nom d'une jeune fille (que j'ai déjà oublié). Je cherche un peu, fini par trouver; une boutique de cadeau et semi papeterie devant l'école primaire. Elle officie en qualité de capilicultrice (comme le dirait Desproges) au fond de son jardin. Là, dehors, au pied d'un immense Tiyow (j'y peux rien, c'est comme ca qu'il s'appelle). Discussion de coiffeur, classique.
Tandisque la madame procède à la taille capillaire, je remarque un petit chemin qui sent la noisette... ah oui, c'es vrai, y'a pas de noisette ici. Bref, un petit chemin que je ne commais pas.
Je verse mon obole pour le travail accompli, salutations d'usage et je m'échappe de son jardin pour emprunter ledit chemin . surprise: après un virage à gauche ce dernier continue, s'élargit même, et se divise. Voila que, sans y être préparé, je découvre un quartier de Tanlajás dont j'ignorais quasiment l'existence.
Le quatier s'étend de la route prinicale jusqu'à la rivière. J'ai un isntant regretté de ne pas arriver en barque pour pouvoir m'exclamer: "Terres!" à l'instar du timonier de la caravelle de Colomb. Je ne peux même pas prétendre bâptiser le quatier car il porte déjà un nom : sol azteca.
Dix-huit mois que je suis à Tanlajás et je découvre encore des rues, vue la taille de Tanlajás c'est assez incroyable. J'ai lu il y a peu le dossier de La Croix sur les aventuriers du XXIe. Et cette question: que reste t-il à découvrir que n'ont déjà découvert un Colomb, un marco Polo...? aujourd'hui la quasi totalité du globe est connu. Ne demeurent que quelques ilôts de mystère.
Comme bien des fois, l'inconnu, le merveilleux que l'on imagine lointain et exotique, est à notre porte. j'ai donc pu découvrir, inventer aurions nous dit il y a quelques siècles, un de ces ilôts de mystère.
Et dire que tout ca, c'est la faute à mes cheveux.
samedi 16 janvier 2010
Episode 2 : Séjour à Tanlajás
Cette semaine, je poursuis le récit du séjour de ma soeur pour noël.
Après la plus grande agglomération du monde... le petit village de la Huastéca Potosína: de 9 millions à 1200 habitants.
En peu de jours, je crois pouvoir dire que les découvertes ont été nombreuses et le programme riche: mariages, fête des quinze ans, départ de notre curé, posadas, fête de noël, et tout le quotidien.
Allez découvrir sans plus tarder les photos de l'épisode 2: séjour à Tanlajás.
lundi 16 novembre 2009
Xantolo : le mois des morts dans la Huastéca
Le mois de novembre est traditionnellement le morts des morts au Mexique. Le mot Xantolo, qui désigne les festivités du mois des morts, est une approximation phonétique du latin Sanctorum, en tenek, Xantolo. Aujourd'hui encore cette tradition est bien vivante, dans nos contrées du moins.
A partir du 30 octobre, on dresse dans chaque maison son autel des morts. L'arc, toujours présent dans les rites teneks, représente le porche vers l'audela, c'est le lieu de l'accueil des esprits. on accroche des fleurs des morts (les chrysantèmes locaux) ainsi que les photos des défunts que l'on veut honorer. Pour donner la bienvenue aux défunts qui vont venir nous visiter tout le mois de novembre durant, on dépose au pieds de l'autel tout ce que le défunts aimait: oranges, tamales, café, bierres, balon de foot... Quand qu'un visite une maison, on lui offre a manger les offrandes, car s'il vient quelqu'un c'est parce qu'il a été envoyé par le mort. De même, on laisse au moment des repas un couvert de plus pour les défunts.
Le 31 octobre, a midi, les cloches ont retenti adressant leur appels aux petits anges, angelitos. En ce jour, précédent la toussaint, nous accueillons les esprits des enfants morts en bas âges ou des non baptisés. Comme ce sont les angelitos que l'on accueille, les ofrandes sont toutes petites: de petis tamales, des verres de café tièdes (pour pas qu'ils se brûlent), de petis pains...Le soir, dans la nuit du 31, les enfants vont dans les rues, de maisons en maisons, réclamants des chichiliques (les ofrandes laissées pour les angelitos).
Le 2 novembre, les cloches de nouveaux au milieu du jour pour annoncer la venue des tous les ancêtres. On fait exploser des tonnes de pétards dans tous les sens afin de saluer les ancêtres, de leur faire signe pour qu'ils sâchent où ils sont attendus.
La messe a lieu dans les cimetières et l'on vient en famille manger sur la tombe des ancêtres. Cela n'a rien de macabre ou de lugubre, c'est une fête joyeuse et familiales, les enfants reviennent de loin pour être présents.
Durant le mois de novembre, toutes les messes se réalisent dans els cimetières. Nous visitons l'ensembles des cimetières de la paroisse (une trentaine). Ce mois des morts a aussi une vertu: on ne dit pas d'insulte durant le mois des morts, le grand père est là qui t'entend.
Le Xantolo est une tres belle fête qui offre une approche bien différentes de la relation que nous entretenons avec la mort en occident. Elle est ici célébrée publiquement, là est cachée, niée et peu célébrée socialement.
A vori sur Picasaweb, quelques photos des défilés, et des messes dans les cimetières.
samedi 26 septembre 2009
Fin de règne
Dans mois d’une semaine maintenant s’achèvera la présidence de Juan Efren Barron, maire de Tanlajás depuis trois ans. Le Mexique a gardé son principe de « sufragio libre, no reeleccion ». La réélection, immédiate, est impossible.
Chaque année, l’équipe municipale doit rendre compte de son travail devant le peuple. C’est ainsi qu’hier a eu lieu la troisième, et dernière, réunion d’informe de gobierno ; l’occasion de dresser un bilan du mandat de l’équipe sortante. En tout cas, c’est ce qui était prévu.

La réunion a commencé normalement par le salut au drapeau, l’hymne national, la présentation des invités d’honneurs. A peine le maire avait-il ouvert la bouche pour saluer la foule qu’un groupe de femmes est monté sur le podium afin de réclamer le rétablissement de l’eau.
Voici une semaine en effet que plus une goutte d’eau ne sort des robinets des tanlajenses, ceux de la cabecera mais aussi ceux des communautés (enfin, ceux qui ont accès à l’eau, bien sur). La cause ? la mairie n’a pas payé la facture d’électricité de la pompe qui achemine l’eau depuis le fleuve jusqu’à Tanlajás. La CFE (Comission Fédérale d’Electricité – l’EDF local) a donc coupé le courant, entrainant ainsi une coupure d’eau sur tout le réseau et un certain mécontentement des habitants.
Tout cela est d’autant plus déprimant lorsqu’on apprend que le montant de la facture n’est que de $ 1 700 pesos (95 euros) quand dans le même moment la petite prime de départ que s’octroie le maire est de $ 40 000 pour lui et $ 20 000 pour chacun des proches collaborateurs.
Mais ce n’est pas tout. Alors que la situation est vive entre le groupe de femme et le maire, voici que s’invitent les employés municipaux qui ne sont pas payés depuis un mois et qui viennent réclamer leur solde. Je vous passe les détails, le maire qui tente le chantage, on n’a plus un sou, peut être va-t-on trouver une solution, mais on ne pourra pas payer les deux, vous choisissez : c’est soit l’eau, soit votre salaire.
Quelques vifs échanges et un début de bagarre rapidement circonscrit par la police fédérale, le maire semble avoir signé un chèque pour l’eau (sans qu’on sache toute fois s’il s’agit d’un chèque en blanc ou non). Triste fin de règne donc. Le maire n’aura pas eu le temps de pouvoir venter les mérites de sa politique active de travaux publique… commencée il y a deux mois, juste avant les élections. Personne pour le féliciter des magnifiques toilettes publiques facturés $ 800 000 à la mairie (le coût réel étant estimé entre 250 et 300 000 pesos).

Le navire coule, s’enfonce à grande vitesse et tous les rats quittent le navire cherchant à emmener un petit souvenir avec eux (voiture, argent…). Depuis plusieurs semaines, les articles se multiplient dans les journaux : tout le monde se tire dessus, histoire de se sauver comme on peut. Récemment le responsable des travaux publics (qui gère la descente des subventions de l’état de San Luis), affirmait n’être au courant de rien. Pendant trois ans, on l’a forcé à signer des documents, mais lui bien il n’y est pour rien. « On m’a fait signer des papiers disant que les ponts et les routes réalisés étaient terminés mais je n’ai jamais su si c’était la réalité », intéressant pour quelqu’un dont c’est précisément le travail de s’assurer de la réalisation effective des travaux.
Tout le monde attend avec hâte l’arrivée de la prochaine équipe municipale qui doit entrer en fonction le 1er octobre prochain. Le docteur Rafael, le nouveau maire, est attendu comme le messie. Avec lui, c’est sur les choses vont changer. J’ai tendance, malheureusement, à ne pas partager c’est espoirs proches de la naïveté. La manifestation d’hier était organisée par un clan familial qui a su s’imposer dans la nouvelle équipe.
Triste fin de règne où ceux sont toujours les mêmes qui sont perdants. Tout cela alimente une triste résignation des gens et une envie encore plus grande de quelques uns d’accéder au pouvoir pour pouvoir à leur tour en profiter.
Chaque année, l’équipe municipale doit rendre compte de son travail devant le peuple. C’est ainsi qu’hier a eu lieu la troisième, et dernière, réunion d’informe de gobierno ; l’occasion de dresser un bilan du mandat de l’équipe sortante. En tout cas, c’est ce qui était prévu.
La réunion a commencé normalement par le salut au drapeau, l’hymne national, la présentation des invités d’honneurs. A peine le maire avait-il ouvert la bouche pour saluer la foule qu’un groupe de femmes est monté sur le podium afin de réclamer le rétablissement de l’eau.
Voici une semaine en effet que plus une goutte d’eau ne sort des robinets des tanlajenses, ceux de la cabecera mais aussi ceux des communautés (enfin, ceux qui ont accès à l’eau, bien sur). La cause ? la mairie n’a pas payé la facture d’électricité de la pompe qui achemine l’eau depuis le fleuve jusqu’à Tanlajás. La CFE (Comission Fédérale d’Electricité – l’EDF local) a donc coupé le courant, entrainant ainsi une coupure d’eau sur tout le réseau et un certain mécontentement des habitants.
Tout cela est d’autant plus déprimant lorsqu’on apprend que le montant de la facture n’est que de $ 1 700 pesos (95 euros) quand dans le même moment la petite prime de départ que s’octroie le maire est de $ 40 000 pour lui et $ 20 000 pour chacun des proches collaborateurs.
Mais ce n’est pas tout. Alors que la situation est vive entre le groupe de femme et le maire, voici que s’invitent les employés municipaux qui ne sont pas payés depuis un mois et qui viennent réclamer leur solde. Je vous passe les détails, le maire qui tente le chantage, on n’a plus un sou, peut être va-t-on trouver une solution, mais on ne pourra pas payer les deux, vous choisissez : c’est soit l’eau, soit votre salaire.
Quelques vifs échanges et un début de bagarre rapidement circonscrit par la police fédérale, le maire semble avoir signé un chèque pour l’eau (sans qu’on sache toute fois s’il s’agit d’un chèque en blanc ou non). Triste fin de règne donc. Le maire n’aura pas eu le temps de pouvoir venter les mérites de sa politique active de travaux publique… commencée il y a deux mois, juste avant les élections. Personne pour le féliciter des magnifiques toilettes publiques facturés $ 800 000 à la mairie (le coût réel étant estimé entre 250 et 300 000 pesos).
Le navire coule, s’enfonce à grande vitesse et tous les rats quittent le navire cherchant à emmener un petit souvenir avec eux (voiture, argent…). Depuis plusieurs semaines, les articles se multiplient dans les journaux : tout le monde se tire dessus, histoire de se sauver comme on peut. Récemment le responsable des travaux publics (qui gère la descente des subventions de l’état de San Luis), affirmait n’être au courant de rien. Pendant trois ans, on l’a forcé à signer des documents, mais lui bien il n’y est pour rien. « On m’a fait signer des papiers disant que les ponts et les routes réalisés étaient terminés mais je n’ai jamais su si c’était la réalité », intéressant pour quelqu’un dont c’est précisément le travail de s’assurer de la réalisation effective des travaux.
Tout le monde attend avec hâte l’arrivée de la prochaine équipe municipale qui doit entrer en fonction le 1er octobre prochain. Le docteur Rafael, le nouveau maire, est attendu comme le messie. Avec lui, c’est sur les choses vont changer. J’ai tendance, malheureusement, à ne pas partager c’est espoirs proches de la naïveté. La manifestation d’hier était organisée par un clan familial qui a su s’imposer dans la nouvelle équipe.
Triste fin de règne où ceux sont toujours les mêmes qui sont perdants. Tout cela alimente une triste résignation des gens et une envie encore plus grande de quelques uns d’accéder au pouvoir pour pouvoir à leur tour en profiter.
vendredi 10 juillet 2009
Vox populi ...
Alors, je sais, vous êtes nombreux à vous demandez : mais quels sont donc les résultats à Tanlajás ? (vous aurez compris que la question précédente est purement rhétorique puisque, étonnamment, je n’ai pas été harcelé de mail, à croire que personne au monde, exception faite des tanlajenses, ne se préoccupent de nos élections !)
Spots publicitaires de l’IFE
Etant sur le DF ce we, je n’ai pu assister au dépouillement, j’ai eu les résultats sur internet depuis mexico et la confirmation en arrivant ici.
Comme nous n’avons pas de télé à la maison, je n’avais jamais pu voir les spots publicitaires de l’IFE. L’IFE, c’est l’institut fédéral électoral. Il est chargé de contrôler le déroulement des élections et de sanctionner les irrégularités. Du style : type croisé dans la rue avec une valise de faux bulletin de vote, groupe de personnes achetant le vote des gens (pour quelques centaines de pesos), problème de comptage des voix…
Les spots, très bien faits, on rappel les grand interdits : offrir de l’argent pour acheter un vote est un délit, offrir des vivres ou quoique ce soit est un délit, user de son autorité hiérarchique pour que ses employés vote comme soi est un délit, virer quelqu’un parce qu’il ne vote pas comme soi est un délit… j’ai bien ri parce que, figurez-vous, il n’est pas un seul de ces délits que nous ne commettions pas à Tanlajás !
Tous les partis ont distribué des quantités incroyables de vivres, de laminas (tôles pour les toits), ballons de foot, des trajets en ambulance, des aides financières. Le parti au pouvoir a distribuer les aides alimentaires venues de l’état qui avaient été stockées depuis plus de six mois en prévision de la campagne (c’est à dire que depuis plus de six mois par une aide alimentaire n’a été accordée par la municipalité). Une personne de la mairie qui soutenait le candidat d’un autre parti a été licenciée quelques semaines avant l’élection. Je vous épargne la litanie interminable des manquements aux règles de l’IFE.
And the winner is…Après plus de deux mois de campagne électoral, après que les candidats aient sillonné les routes et les chemins du municipio, après des centaines de distributions de vivres, de ballons de foot, de taules pour faire les toits, après des milliers de promesses en tout genre (constructions d’hôpitaux, d’université, baisse du prix de la réception des chaines TV satellitaires, allocations diverses et variées…), les électeurs ont fait leur choix. (encore que je m’interroge la réelle capacité à faire un choix libre et raisonné vue la conception de la politique par ici…).

Les urnes ont parlé : c’est le Docteur Rafael, candidat du PRD qui emporte la présidence de Tanlajás pour trois ans.
Et maintenant ?
La politique divise, créer des clans. Les élections finies, on espérait la fin des divisions, des luttes, des rivalités ; mais il n’en est rien. C’est maintenant que les vraies lutes d’influences commencent. Quand arrive une nouvelle administration, elle nomme tous les personnels qui travailleront à la municipalité pour les trois ans à venir. Un peu à l’américaine, les postes d’administrations sont réservés aux partisans et aux amis du vainqueur. Et c’est là que la bataille s’engage pour de vraie. Il s’agit de s’assurer, pour soi et sa famille, un travail pour les trois prochaines années.
Il n’y a donc aucune continuité entre les différentes équipes de gouvernement ; aucun suivi donc dans les affaires sociales par exemple. Chaque administration recommence à zéro. Il y a trois ans le maire sortant (le mari de la candidate du PT) pour préserver ses amis et faire tout ce qu’il pouvait pour emmerder son successeur à mis en place un syndicat des travailleurs administratifs. Les personnels affiliés au syndicat ne peuvent pas être virés, ils sont inamovibles. On donc cohabité lors du précédent mandat des gens du PRD et du PAN. Le maire sortant rejetant la faute aux syndicalistes quant au manque d’argent empêchant de réaliser les projets ; un syndicaliste doit en effet percevoir une couverture sociale, ce qui aurait causé l’endettement de la mairie.
Le plus navrant au final est que l’attribution de ces postes de mairie (de la secrétaire aux éboueurs, en passant par le postier, le professeur de broderie…) relève de la féodalité, de l’allégeance au prince. Littéralement, les gens se vendent pour avoir un boulot. Evidemment, peut être vous faisiez vous la question, il n’est à aucun moment question d’une quelconque compétence requise pour l’obtention d’un poste, hormis bien sur la fidélité politique. Pendant trois ans, par exemple, le jeune homme chargé des projets productifs (aides aux agriculteurs et projets entrepreneuriaux) n’a fait suivre aucune demande d’aide. Il sait à peine lire et n’a jamais rien compris au fonctionnement des commissions de l’état.
La présidente du DIF (affaires sociales) qui gère la plus grosse partie du budget de la présidence est, par loi, l’épouse du président municipal. Pour le simple fait d’être l’épouse du maire, elle se retrouve à la tête du service le plus important dans un municipio comme Tanlajás, et bien sur, sans aucune qualification pour le travail. J’ai été sidéré quand j’ai découvert que la règle est d’usage en dehors de Tanlajás : la présidente nationale du DIF est l’épouse du président de la république. Comme un petit reste de monarchie.
Spots publicitaires de l’IFE
Etant sur le DF ce we, je n’ai pu assister au dépouillement, j’ai eu les résultats sur internet depuis mexico et la confirmation en arrivant ici.
Comme nous n’avons pas de télé à la maison, je n’avais jamais pu voir les spots publicitaires de l’IFE. L’IFE, c’est l’institut fédéral électoral. Il est chargé de contrôler le déroulement des élections et de sanctionner les irrégularités. Du style : type croisé dans la rue avec une valise de faux bulletin de vote, groupe de personnes achetant le vote des gens (pour quelques centaines de pesos), problème de comptage des voix…
Les spots, très bien faits, on rappel les grand interdits : offrir de l’argent pour acheter un vote est un délit, offrir des vivres ou quoique ce soit est un délit, user de son autorité hiérarchique pour que ses employés vote comme soi est un délit, virer quelqu’un parce qu’il ne vote pas comme soi est un délit… j’ai bien ri parce que, figurez-vous, il n’est pas un seul de ces délits que nous ne commettions pas à Tanlajás !
Tous les partis ont distribué des quantités incroyables de vivres, de laminas (tôles pour les toits), ballons de foot, des trajets en ambulance, des aides financières. Le parti au pouvoir a distribuer les aides alimentaires venues de l’état qui avaient été stockées depuis plus de six mois en prévision de la campagne (c’est à dire que depuis plus de six mois par une aide alimentaire n’a été accordée par la municipalité). Une personne de la mairie qui soutenait le candidat d’un autre parti a été licenciée quelques semaines avant l’élection. Je vous épargne la litanie interminable des manquements aux règles de l’IFE.
And the winner is…Après plus de deux mois de campagne électoral, après que les candidats aient sillonné les routes et les chemins du municipio, après des centaines de distributions de vivres, de ballons de foot, de taules pour faire les toits, après des milliers de promesses en tout genre (constructions d’hôpitaux, d’université, baisse du prix de la réception des chaines TV satellitaires, allocations diverses et variées…), les électeurs ont fait leur choix. (encore que je m’interroge la réelle capacité à faire un choix libre et raisonné vue la conception de la politique par ici…).
Les urnes ont parlé : c’est le Docteur Rafael, candidat du PRD qui emporte la présidence de Tanlajás pour trois ans.
Et maintenant ?
La politique divise, créer des clans. Les élections finies, on espérait la fin des divisions, des luttes, des rivalités ; mais il n’en est rien. C’est maintenant que les vraies lutes d’influences commencent. Quand arrive une nouvelle administration, elle nomme tous les personnels qui travailleront à la municipalité pour les trois ans à venir. Un peu à l’américaine, les postes d’administrations sont réservés aux partisans et aux amis du vainqueur. Et c’est là que la bataille s’engage pour de vraie. Il s’agit de s’assurer, pour soi et sa famille, un travail pour les trois prochaines années.
Il n’y a donc aucune continuité entre les différentes équipes de gouvernement ; aucun suivi donc dans les affaires sociales par exemple. Chaque administration recommence à zéro. Il y a trois ans le maire sortant (le mari de la candidate du PT) pour préserver ses amis et faire tout ce qu’il pouvait pour emmerder son successeur à mis en place un syndicat des travailleurs administratifs. Les personnels affiliés au syndicat ne peuvent pas être virés, ils sont inamovibles. On donc cohabité lors du précédent mandat des gens du PRD et du PAN. Le maire sortant rejetant la faute aux syndicalistes quant au manque d’argent empêchant de réaliser les projets ; un syndicaliste doit en effet percevoir une couverture sociale, ce qui aurait causé l’endettement de la mairie.
Le plus navrant au final est que l’attribution de ces postes de mairie (de la secrétaire aux éboueurs, en passant par le postier, le professeur de broderie…) relève de la féodalité, de l’allégeance au prince. Littéralement, les gens se vendent pour avoir un boulot. Evidemment, peut être vous faisiez vous la question, il n’est à aucun moment question d’une quelconque compétence requise pour l’obtention d’un poste, hormis bien sur la fidélité politique. Pendant trois ans, par exemple, le jeune homme chargé des projets productifs (aides aux agriculteurs et projets entrepreneuriaux) n’a fait suivre aucune demande d’aide. Il sait à peine lire et n’a jamais rien compris au fonctionnement des commissions de l’état.
La présidente du DIF (affaires sociales) qui gère la plus grosse partie du budget de la présidence est, par loi, l’épouse du président municipal. Pour le simple fait d’être l’épouse du maire, elle se retrouve à la tête du service le plus important dans un municipio comme Tanlajás, et bien sur, sans aucune qualification pour le travail. J’ai été sidéré quand j’ai découvert que la règle est d’usage en dehors de Tanlajás : la présidente nationale du DIF est l’épouse du président de la république. Comme un petit reste de monarchie.
lundi 8 juin 2009
Elections au Mexique
Bien loin des mornes campagnes électorales européennes, la campagne politique bat son plein ici au Mexique. Et c'est impossible de passer à travers.
Cette année, en effet, dans l'état de San Luis Potosí, on va voter pour:
1. Les maires (presidente municipal)
2. Les députés locaux (siègent à la chambre des députés estatale)
3. Les députés fédéraux (siègent "l'assemblée nationale", au niveau fédéral donc)
4. Le Gouverneur de l'état.
Quatre élections en une donc. Le 5 juillet prochain se jouera l'avenir de l'état à tout ses étages.
La politique est, vous vous en doutez, bien différentes de nos latitudes. Il y a dans le même temps quelque chose de réjouissant - le caractère festif de la politique et l'implication des gens - et quelque chose de déprimant - l'abscence de conscience citoyenne, la recherche de l'intérêt personnel avant l'intérêt général.
Je vous propose de suivre dans les semaines à venir quelques aspects de la campagne politique.
Et pour commencer aujourd'hui: la propagande ! Si dans nos contrées on ne parle que très rarement de ses engagements politiques, il n'en est rien ici. On aime dire pour qui l'on vote. On en parle, on le dit et mieux: on l'affiche !
Voici quelques semaines que les murs des maisons de Tanlajás se couvrent d'affiches et de peintures partisanes.



Les militants offrent leur pan de mur à peindre, les commercants passent les hymnes des partis dans leurs boutiques, on s'arrache les endroits stratégiques.
Cette année, en effet, dans l'état de San Luis Potosí, on va voter pour:
1. Les maires (presidente municipal)
2. Les députés locaux (siègent à la chambre des députés estatale)
3. Les députés fédéraux (siègent "l'assemblée nationale", au niveau fédéral donc)
4. Le Gouverneur de l'état.
Quatre élections en une donc. Le 5 juillet prochain se jouera l'avenir de l'état à tout ses étages.
La politique est, vous vous en doutez, bien différentes de nos latitudes. Il y a dans le même temps quelque chose de réjouissant - le caractère festif de la politique et l'implication des gens - et quelque chose de déprimant - l'abscence de conscience citoyenne, la recherche de l'intérêt personnel avant l'intérêt général.
Je vous propose de suivre dans les semaines à venir quelques aspects de la campagne politique.
Et pour commencer aujourd'hui: la propagande ! Si dans nos contrées on ne parle que très rarement de ses engagements politiques, il n'en est rien ici. On aime dire pour qui l'on vote. On en parle, on le dit et mieux: on l'affiche !
Voici quelques semaines que les murs des maisons de Tanlajás se couvrent d'affiches et de peintures partisanes.
Les militants offrent leur pan de mur à peindre, les commercants passent les hymnes des partis dans leurs boutiques, on s'arrache les endroits stratégiques.
jeudi 16 avril 2009
Les diables de Tanlajás
La grande tradition de la semaine sainte est évidemment les combats de diables. On vient de loin pour voir une tradition unique. Il existe dans d’autres lieus des diables mais ceux de Tanlajás ont une spécificité : ils font expier les péchés à coup de fouet.
Qui sont les diables ? on en sait pas. Ils portent un masque de bois pour ne pas être reconnus. Le dimanche des Rameaux, ils viennent roder autours de Jésus rentrant à Jérusalem. Ils incarnent le mal. Ils accompagnent le Christ au long du chemin de croix, célébrant leur victoire. Ils se battent en duel contre quiconque vient les chercher. Les coups de fouets sont autant d’avertissements invitant le pécheur à la pénitence. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, à l’origine, se battre avec ses péchés. Et ne croyez pas que cela est un jeu, qu’ils frappent pour de faux. La vue du sang qui coule des jambes des quelques inconscients venus s’aventurer en short suffit à s’en dissuader. Pour seule défense, celui qui vient défier les diables a le droit à un bâton de bois. Son objectif : arriver à frapper le masque du diable, ce qui a pour effet de décupler la violence des coups. Les semaines précédentes quand se promène dans les rues de Tanlajas, on entend le claquement des fouets des diables qui s’entrainent.
Tous les jours, du mercredi au dimanche, de 17h à 23h, il est possible de venir défier les diables. La fête a un caractère vraiment populaire. Cela attire un monde fou. Je n’avais vu autant de monde à Tanlajás. Le vendredi saint est le jour de la victoire des diables.
Si le vendredi est le jour de la victoire des diables, le dimanche, est le jour de leur défaites. En ce jour de Pâques, ils ont été vaincus. Christ est ressuscité. Mais avant de disparaitre, une dernière fois s’engagent les combats, plus violents que jamais, trop furieux d’avoir été vaincu. A la fin des combats, les diables se réunissent et le diable majeur fait lecture du testament de Judas.
Il s’agit de dire tout le mal qu’il est permis de dire d’une personne et ce nommément et publiquement. Tour à tour s’en prennent plein la gueule le président municipal, sa femme, les policiers, tel ou tel juge, commerçant ou autre personne. L’exercice fait rire tout le monde de bon cœur.
Et puis, symbole de la défaite, on achève la cérémonie en brulant Judas, le grand diable.
Les grands ont remisé leur masques et leur costume jusqu’à l’année prochaine, c’est désormais au tour des petits de venir s’entrainer. Petit diablotin deviendra grand. Jusqu’à mercredi, pour trois jours, ce sont les enfants qui se déguisent en diable et viennent jouer entre eux.
> Voir les photos dans l'album "semaine sainte 2009"
Qui sont les diables ? on en sait pas. Ils portent un masque de bois pour ne pas être reconnus. Le dimanche des Rameaux, ils viennent roder autours de Jésus rentrant à Jérusalem. Ils incarnent le mal. Ils accompagnent le Christ au long du chemin de croix, célébrant leur victoire. Ils se battent en duel contre quiconque vient les chercher. Les coups de fouets sont autant d’avertissements invitant le pécheur à la pénitence. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, à l’origine, se battre avec ses péchés. Et ne croyez pas que cela est un jeu, qu’ils frappent pour de faux. La vue du sang qui coule des jambes des quelques inconscients venus s’aventurer en short suffit à s’en dissuader. Pour seule défense, celui qui vient défier les diables a le droit à un bâton de bois. Son objectif : arriver à frapper le masque du diable, ce qui a pour effet de décupler la violence des coups. Les semaines précédentes quand se promène dans les rues de Tanlajas, on entend le claquement des fouets des diables qui s’entrainent.
Tous les jours, du mercredi au dimanche, de 17h à 23h, il est possible de venir défier les diables. La fête a un caractère vraiment populaire. Cela attire un monde fou. Je n’avais vu autant de monde à Tanlajás. Le vendredi saint est le jour de la victoire des diables.
Si le vendredi est le jour de la victoire des diables, le dimanche, est le jour de leur défaites. En ce jour de Pâques, ils ont été vaincus. Christ est ressuscité. Mais avant de disparaitre, une dernière fois s’engagent les combats, plus violents que jamais, trop furieux d’avoir été vaincu. A la fin des combats, les diables se réunissent et le diable majeur fait lecture du testament de Judas.
Il s’agit de dire tout le mal qu’il est permis de dire d’une personne et ce nommément et publiquement. Tour à tour s’en prennent plein la gueule le président municipal, sa femme, les policiers, tel ou tel juge, commerçant ou autre personne. L’exercice fait rire tout le monde de bon cœur.
Et puis, symbole de la défaite, on achève la cérémonie en brulant Judas, le grand diable.
Les grands ont remisé leur masques et leur costume jusqu’à l’année prochaine, c’est désormais au tour des petits de venir s’entrainer. Petit diablotin deviendra grand. Jusqu’à mercredi, pour trois jours, ce sont les enfants qui se déguisent en diable et viennent jouer entre eux.
> Voir les photos dans l'album "semaine sainte 2009"
samedi 28 février 2009
Combats de Coqs
Vendredi soir, en rentrant sur Tanlajás, je tombe sur un atroupement dans la galera, aussitôt, j'accours, appareil photo en main. Je n'ai pas été décu : combats de coq ce soir a Tanlajás !
Premiere etape: attacher solidement les petites lames de rasoirs sur les pattes de l0animal.
Deuxieme etape: mettre les coqs en presence et attendre que l'un d'entre eux arrive a tuer l'autre.
A la fin: les coqs morts sont jetes en tas...âmes sensibles s'abstenir...
Les concourants viennet de loin... c'ets donc qu'il y a de l'argent a se faire. Le combat est surtout la bonne occasión de se saouler, bourré on voit mieux les combats...enfin surtout on donne plus d'argent pour les paris.
samedi 21 février 2009
Prendre de la hauteur
Voici six mois que je suis au Mexique. Ces premiers mois sont passés bien vite. Aussi est-il temps de prendre du recul sur ce que j'ai vécu, comme m'y invite le bilan que je dois rédiger pour la DCC; il est temps de prendre de la hauteur...

Cette semaine, voici donc une vue aerienne de Tanlajas, via Google earth. Je me souviens avoir ete un peu "surpris" quand, la premiere fois, recevant mon affectation, je suis aller voir Tanalajás sur Google earth. Cela me parraissait bien vert et peu urbain... huit mois plus tard, je peux confirmer que c'est en effet le cas !
Le village de tanlajás compte environ 1200 habitants, le canton lui plus de 20 000 répartis sur 44 communautés.
Comme vous pouvez le constater, c'est vert ! Pas de doute, nous sommes bien sous climat tropical: chaud et humide.

Légendes:
1. La Mairie / présidence en español, en face de laquelle on trouve la place centrale:
2. La galera / les halles oú se déroulent toutes les activités de la ville.
En Bleu: le périmetre de la paroisse.
3. l'eglise
4. la maison paroissiale...et le * indique ma chambre !
Pour telecharger Google earth, c'est ici.
Cette semaine, voici donc une vue aerienne de Tanlajas, via Google earth. Je me souviens avoir ete un peu "surpris" quand, la premiere fois, recevant mon affectation, je suis aller voir Tanalajás sur Google earth. Cela me parraissait bien vert et peu urbain... huit mois plus tard, je peux confirmer que c'est en effet le cas !
Le village de tanlajás compte environ 1200 habitants, le canton lui plus de 20 000 répartis sur 44 communautés.
Comme vous pouvez le constater, c'est vert ! Pas de doute, nous sommes bien sous climat tropical: chaud et humide.

Légendes:
1. La Mairie / présidence en español, en face de laquelle on trouve la place centrale:
2. La galera / les halles oú se déroulent toutes les activités de la ville.
En Bleu: le périmetre de la paroisse.
3. l'eglise
4. la maison paroissiale...et le * indique ma chambre !
Pour telecharger Google earth, c'est ici.
samedi 13 décembre 2008
Defile de Noel
Cette semaine a eu lieu le defile de Noel du Lycee de Tanlajas. J'imagine assez bien en France un lycee public organisant une creche vivante pour celebrer Noel...
Le directeur du COBACH (COllegio de BACHillerato - equivalent du lycee) a voulu cette annee organiser une preposada (pour decouvrir les posadas il va falloir encore attendre quelques jours, elles ne commencent que le 16 decembre....).
Moment bien sympathique oú tous les elves du lycee viennent defiler pour les enfants de primaire et de college de Tanlajas pour leur offrir des sucreries et des ballons.
Pour decouvrir la recette d'un defile de Noel a la tanlajense, c'est ici qu'il faut cliquer.
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