mardi 15 décembre 2009

Antorcha Guadalupana


Voici enfin passée la grande fête de la Virgen de Guadalupe.
La Antrocha 2009, c'est :
> Plus de trois mois de préparation,
> une semaine de la jeunesse en septembre,
> sept week-end de camp à dormir dans les chapelles qui auront rassemblé au total plus de 340 jeunes.
> plusieurs centaines de kilometres pour visiter les communautés,
> 14 soirées de ciné dans les communautés pour les aider à récolter des fonds pou l'organisation de leur antorcha
> un groupe de 150 jeunes ayant parcourru en courrant les 43 km qui séparent Tanlajás de la catédrale de Valles. groupe composé de 40 jeunes de tanlajas et de 110 provenant de plus de 17 commuanautés;
> 26 communautés ayant organisées leur propre antorcha
> Au total, plus de 780 jeunes qui ont courru dans la nuit du 11 décembre sur les chemins de la paroisse.



Le samedi 12, c'était au tours des enfants du catéchismes du quartier de Guadalupe de courir sur 5km.

Voila terminée cette grande page de la pastorale juvenile. J'aurais des kilometres de choses a dire sur cet événement mais la fatigue l'emporte sur l'envie d'ecrire. Ces derniers jour ont été riches en émotions et en événements. pas une minute de repos. Merdredi, je serai sur Mexico pour accueilir ma soeur et Julien à l'aéroport.

lundi 7 décembre 2009

Au jour le jour

Saint André: Clóture du mois des morts

En ce lundi 30 novembre, nous célébrons la saint André, dernier jour du mois des morts. Nous achevons le marathon des cimetières à Malilijá. Le cimetière est un peu excentré, dans la montagne. Cet après midi là, il pleut mais cela n'empêche pas les gens de venir nombreux. Les fleurs des morts se sont enfin décidées à fleurir, chaque tombe a son arc, c'est très joli.
Après la messe, repas partagé: bolim, tamales et atoles. On bénit les aliments et on les encense pour faire monter l'odeur jusqu'aux défunts qui se nourrissent des odeurs des aliments.
La suite est moins sympa: la pluie aidant, le chemin est pourri, une demie heure pour sortir la voiture de la boue.

Journée internationale du handicap


Voici pour l'occasion Jorge, dont la seconde maison est la paroisse, transformé en clown. Danses, chants, musiques au programme de cette rencontre avec les parents des enfants handicapés moteurs ou mentaux.



The Big Day
Voila achevés les retraites en secteurs... mais les we continuent d'être chargés. Ce we à la paroisse se déroulait en même temps:
> La réunion mensuel des ministres de la communion (70);
> La fête des catéchistes, l'occasion de réunir les 250 catéchistes de la paroisse;
> L'assemblée générale des 23 Antorchas guadalupanas des communautés;
> L'assamblée générale avec tous les jeunes qui vont courrir de la catédrale de Valles jusqu'à Tanlajás;
> Le cours de formation des nouveaux catéchistes (70)
> La journée de faena, c'est à dire de travaux pour faire le toit de la nouvelle cuisine et secrétariat de la paroisse;
> La nuit d'adoration mensuelle



Et il a fallu nourrir toute ses bouches...


Le froid est arrivé


Cette semaine, les température ont chuté brutalement pour atteindre les 8°C la nuit. Inutile de préciser que le concept d'isolation des maisons ne fait pas vraiment sens ici et encore moins celui d'eau chaude et chauffage, évidemment. bref, ca caille.

mardi 1 décembre 2009

Au jour le jour



Pour accéder à la chapelle de Xilatsen il faut gravir la colline. Chargé de tout le matériel, nous arrivons en haut bien fatigué, avant même d'avoir commencé le we. Problème de véhicules obligent, nous ne sommes que trois à débarquer... et encore avec une demie heure de retard; le reste de l'équipe d'animation arrivera une heure et demie plus tard. Nous terminons en ce jour la tournée des we de retraite de la Antorcha. septième et dernier we de retraite. A notre arrivée, surprise: nous attendent plus de 130 jeunes, venus de 4 communauté du secteur Poniente. Nous avons donc dû improviser avec le matériel que nous avions prévu (pour 60).

Tout était réuni pour faire de ce we une grande réunion à la fois sérieuse, avec une bonne partie réflexion, mais aussi festive (jeux, feu de camp...). Les événements ont en décidé autrement: le vendredi, une jeune fille de la communauté est décédée d'un cancer; elle venait de célébrer la semaine dernière son 17ème anniversaire. Le dimanche matin, durant la prière matinale, nous avons eu en bruit de fond, le son des maçons venus creuser la tombe. La messe finale de la retraite que nous avions préparée festive s'est transformée en messe d'enterrement.
Pour ajouter au climat pesant de la chose, il y a eu un petit contretemps dans l'horaire de la messe qui a été avancé sans que nous soyons prévenus. Nous étions donc en plein travail par équipe quand soudainement nous avonc vu entrer dans la chapelle un cercueil avec une foule immense qui formait le cortège. Nous avons donc tout arrêté et arrangé la chapelle en moins d'une minute.



La célébration a été un très beau moment. Durant la messe, quelques moments forts: le geste de paux où l'on vient donner la paix au défunt (le cercueil est ouvert) en le signant sur le front, les lèvres et le torses et en la caressant avec des fleurs, avec une tendresse totalement désarmante; l'enscencement par tous les membres de la communauté ; le chant des mañanitas -le chant traditionnel des aniversaires et fêtes-, et puis l'adieu et le cerceuil porté par les élèves de sa classe.
Nous avions voulu faire de ce dernier we une grande fête du secteur, ça l'a été mais d'une autre manière. La célébration a été une fête de la vie. Dans un monde où la pauvreté est présente, où des bébés régulièrement meurent de malnutrition, la mort n'est pas vécue comme un scandale que l'on tait, mais comme l'occasion de rendre grâce pour les 17 ans de vie octroyés à Nancy. Les jeunes garderont je crois gravé le souvenir de ce jour. Les antorchistas de Xilatsen porteront sur eux le nom de leur amie le jour du 11 décembre en souvenir de celle qu'ils ont perdu brutalement.

Noces d'or du Diocèse de Ciudad Valles



Ce we nous avons célébré les 50 ans de l'érection du diocèse de Ciudad Valles. Auparavant, la huastéca potosina faisait partie du diocèse de San Luis Potosi. Il y a 50 ans, les municipios de la husteca et 4 municpios de la zone médiane de l'état étaient réunis en une même entité diocésaine. a l'heure où nous fêtons les noces d'or du diocèse, je ne suis pas sur que nous ayons réellement parvenu à réaliser l'unité au sein du diocèse.
Le diocèse est composé de trois grandes zones:
1. les 4 municipios de la zone médiane de l'état, sous influence de la capitale (San Luis)
2. les paroisses du nord du diocèse: métisses et relativement plus riches
3 les paroisses du sud du diocèse, dans les zones plus montagneuses, agricole, et indienne (tenek et nahuatl principalement, deux paroisses Pamé également).

En tout cas, pour la fête des 50 ans, le diocèse a vu grand. POur l'occasion, nous avons été honoré de la présence du nonce apostolique. comment ça vous ne savez pas ce que c'est qu'un monstre apostolique, pardon, nonce apostolique?! Un petit tours par la page de wikipedia s'impose.
Le nonce apostolique est donc l'ambassadeur du pape au Mexique. Et figurez-vous que le nonce apostolique au mexique est breton. Mgr Christophe Pierre est en effet depuis un peu plus de deux ans le représentant du pape en terre mexicaine. c'est un type agréable et avenant.

Au programme des festivités:
> Rencontre avec les prêtres du diocèse
Une tres bonne intervention, notamment poru préciser que le rôle des laics n'est pas d'aider le prêtre (le fameux "ayudar al padre"), mais bien d'excercer l'entière responsabilité baptismal qui leur incombe. ça fait du bien de temps en temps d'entendre des trucs intelligents.

> déjeuner
Normalement, réservé aux prêtres... mais nous nous sommes invités avec les religieuses de Tanlajas. J'ai pu ainsi m'essayé à une nouvelle percussion: la mâchoire d'âne.

(vous noterez que pour l'occasion j'ai retrouvé le déguisement de CIC, première fois depuis un an et demi.)

> grand teuf au stade de valles

Notre français a fait une arrivée remarquée en nunciomobile !!! un tour de stade en compagnie de l'évêque de Valles sous les acclamations d'une foule congelée (il faisait super froid).

> rencontre avec les Teneks, Nahuatls et Pamés
le samedi avait lieu la recontre avec les trois cultures indigenas du diocèses.
L'occasion pour le nonce de découvrir le rite de l'offrande des 4 maïs.


ET pour finir la petite photo souvenir avec le nonce.

lundi 23 novembre 2009

Au jour le jour : Révolution et Antorcha



Vendredi dernier, le Mexique a célébré le 99ième anniversaire de la Revolution de 1910. Apres le traditionnel défilé auxquels participent tous les élèves et corps constitués de la municipalité, cette année a eu lieu le grand concours de charro et de danse rythmique.




Les retraites de préparation de la Antorcha se poursuivent. La semaine derniere, camp avec les jeunes de Tanlajas, ceux de la cabecera, du pueblo.
Ambiance bien différente des autres campements. C'est pour moi une des plus grandes difficulté, tristesse et incompréhension: les jeunes du pueblo, métisses, sont incapables de cohabiter avec les jeunes des communautés, teneks. Durant le we, ils n'ont pas adressé la parole une suele fois aux quelques jeunes des communautés présents.
Pour le repas du soir, les jeunes sont invités à partager leur pique-nique. C'est toujours que cela se fait dans les communauté apres chaque messe, réunion... Mais ici, pas un seul jeune est venu déposé sont repas sur la table pour le partager. chacun a mangé dans son coin. Pas mal de brui dans la nuit...mais j'ai eu ma vengeance au matin. Lever a 5h30 pour aller voir se lever le soleil en haut de la montagne.

Ce we, nous étions dans le secteur nord de la paroisse. Un tres bon groupe de 60 jeunes a participé. Le lieu est tres sympa pour faire des camps. un petit hic, les mayordomos avaient laissé une bouteille de yuco dans l'eglise. Le yuco c'est l'alcool local de canne, le truc a 65° qui arrache bien. Evidemment, les jeunes se sont empressés de la verser dans une bouteille de coca. La nuit fut agitée, impossible de les calmer. Le froid aidant, quelque uns sont tombés malades et ont gentilment vomi un peu partour. a 3h30 du mat, c'est plus drole. bref, nuit chaotique. j'ai du dormi un peu moins de trois heures. Le dimanche soir, une autre reunion m'attendait à l'autre bout de la paroisse. en rentrant, fievre, copurbature et froid. J'étais frigorifié...logique il ne faisait que 22°.

Bref, apres une bonne nuit de sommeil, ca va bcp mieux. Je ne suis pas allé à la sortie de ce jour. Jour de repos, et ca fait du bien.

lundi 16 novembre 2009

Xantolo : le mois des morts dans la Huastéca



Le mois de novembre est traditionnellement le morts des morts au Mexique. Le mot Xantolo, qui désigne les festivités du mois des morts, est une approximation phonétique du latin Sanctorum, en tenek, Xantolo. Aujourd'hui encore cette tradition est bien vivante, dans nos contrées du moins.

A partir du 30 octobre, on dresse dans chaque maison son autel des morts. L'arc, toujours présent dans les rites teneks, représente le porche vers l'audela, c'est le lieu de l'accueil des esprits. on accroche des fleurs des morts (les chrysantèmes locaux) ainsi que les photos des défunts que l'on veut honorer. Pour donner la bienvenue aux défunts qui vont venir nous visiter tout le mois de novembre durant, on dépose au pieds de l'autel tout ce que le défunts aimait: oranges, tamales, café, bierres, balon de foot... Quand qu'un visite une maison, on lui offre a manger les offrandes, car s'il vient quelqu'un c'est parce qu'il a été envoyé par le mort. De même, on laisse au moment des repas un couvert de plus pour les défunts.

Le 31 octobre, a midi, les cloches ont retenti adressant leur appels aux petits anges, angelitos. En ce jour, précédent la toussaint, nous accueillons les esprits des enfants morts en bas âges ou des non baptisés. Comme ce sont les angelitos que l'on accueille, les ofrandes sont toutes petites: de petis tamales, des verres de café tièdes (pour pas qu'ils se brûlent), de petis pains...Le soir, dans la nuit du 31, les enfants vont dans les rues, de maisons en maisons, réclamants des chichiliques (les ofrandes laissées pour les angelitos).

Le 2 novembre, les cloches de nouveaux au milieu du jour pour annoncer la venue des tous les ancêtres. On fait exploser des tonnes de pétards dans tous les sens afin de saluer les ancêtres, de leur faire signe pour qu'ils sâchent où ils sont attendus.
La messe a lieu dans les cimetières et l'on vient en famille manger sur la tombe des ancêtres. Cela n'a rien de macabre ou de lugubre, c'est une fête joyeuse et familiales, les enfants reviennent de loin pour être présents.

Durant le mois de novembre, toutes les messes se réalisent dans els cimetières. Nous visitons l'ensembles des cimetières de la paroisse (une trentaine). Ce mois des morts a aussi une vertu: on ne dit pas d'insulte durant le mois des morts, le grand père est là qui t'entend.

Le Xantolo est une tres belle fête qui offre une approche bien différentes de la relation que nous entretenons avec la mort en occident. Elle est ici célébrée publiquement, là est cachée, niée et peu célébrée socialement.

A vori sur Picasaweb, quelques photos des défilés, et des messes dans les cimetières.

mercredi 11 novembre 2009

La retraite au pied de l'arbre



Nous poursuivons la visite des différents secteurs de la paroisse. Après San José, el Pando, Agualoja, c'est au tours de Pataljá Laurel d'accueillir le we de retraite des Antorchistas (les jeunes qui vont participer au relais organisé dans la nuit du 11 decembre).
La communauté de Pataljá - Laurel est située dans le secteur sud de la paroisse, région montagneuse aux chemins pourris. Je crois que de loin ce osnt les pires de toute la paroisse.
La communauté de Laurel doit sont nom à l'arbre du même nom qui s'y trouve. Mais attention, il ne s'agit pas de n'importe quel arbre, celui-ci est un géant, plusieurs fois centenaires.

Quelques photos de Laurel et du we ici.